La version 5 vient d’arriver. Résumé des fonctions de la version beta 6, qui est presque identique – y compris l’absence de localisation.
Tout comme Opera, OmniWeb est un navigateur Internet qui vise un marché de niche : des utilisateurs avancés qui, dans un monde de navigateurs gratuits, sont prêts à payer pour un logiciel plus puissant que les autres. La stratégie a l’air de marcher puisqu’Omnigroup existe depuis l’époque de NeXt.
OmniWeb arrive bientôt en version 5 et il y a, pfff… beaucoup de nouveautés. Mais Paris ne s’est pas fait en un jour, OmniWeb non plus.
J’ai découvert OmniWeb avec sa version 4, la première pour Mac OS X. J’étais alors à la recherche d’un remplaçant d’Internet Explorer et OmniWeb était alors le seul à supporter le lissage des polices, fonction dont je ne peux désormais plus me passer.
Malheureusement, le moteur d’OmniWeb, OmniHTML, laissait plus qu’à désirer ; il ne gérait même pas la justification de texte, un comble ! Je laissai donc (à regret) OmniWeb de côté et reprenais un Opera pour Mac qui était loin d’égaler la version Windows.
Il ne s’est passé que le temps de quelques mises à jour avant que Safari débarque en fanfare. Devant la faiblesse de leur propre moteur et l’ouverture du code de Safari (du code du moteur, plus exactement), les petits gars d’Omnigroup ont pris une décision stratégique : ils abandonnaient leur propre moteur et le remplaçaient par WebCore. Leur stratégie était parfaitement lisible : on continue à faire ce qu’on sait faire le mieux – c’est-à-dire de la finition et de l’extension – et on laisse le gros œuvre à d’autres, en l’occurrence l’équipe de Safari. Chacun son métier et les vaches seront bien gardées. J’aime bien cette philosophie.
Ainsi donc, OmniWeb 4.5 fut la première version utilisant le moteur de Safari. La seconde décision d’OmniWeb fut de ne pas utiliser WebKit, un module prêt à l’emploi à intégrer dans des applications tierces, mais WebCore, qui offre plus de libertés à l’intégrateur, mais au prix de davantage de travail. Ceci aura des répercussions plus tard.
OmniWeb 4.5 offrait la majorité des fonctions de Safari plus quelques suppléments bien pratiques, dont voici un florilège :
/ads\\..*\\.com/ ou /.*\\.doubleclick\\.net/). Une liste blanche est également possible.Comme vous le voyez, OmniWeb est beaucoup plus puissant que Safari. Mais attendez, il y a mieux…
Et voici la version 5. Honnêtement, changer le moteur d’un navigateur me semblait une raison suffisante pour changer également le numéro de version. Il me paraissait que l’équipe d’OmniWeb souffrait d’un excès de modestie.
J’avais tort.
Si la version 4 me semblait à suivre
, la version 5 est clairement addictive (c’est français ça ?). Finalement, on peut faire plus que changer un moteur et OmniWeb 5 le prouve. Whouah et re-whouah ! En fait, décrire toutes les nouveautés risque de prendre du temps.
Tout d’abord, OmniWeb 5 est toujours en bêta. À l’heure où j’écris ces lignes, c’est la bêta 8. Cependant, aucune nouvelle fonction ne sera ajoutée avant la prochaîne édition.
Ensuite, je ne suis pas le seul à admirer cette dernière mouture. En fait, l’assistance technique d’OmniWeb est débordée et renvoie un message automatique (très sympathique d’ailleurs ; ça change des messages « corporate ») comme quoi ils lisent bien tous les messages, mais ne peuvent pas toujours répondre pour cause d’affluence.
Puisqu’OmniWeb utilise WebCore et non WebKit, les développeurs doivent adapter manuellement le moteur de Safari à OmniWeb. Conséquence : le moteur d’OmniWeb est en retard sur celui de Safari. Il est à l’heure actuelle en bêta v85 (alors que Safari est en 1.2.2 – v125.8). Et, oui, ça veut dire qu’il plante encore quelques fois (mais beaucoup plus rarement que la version 4.5 et grâce aux espaces de travail, c’est bien moins grave). Voici un exemple des différences de rendu (OmniWeb à gauche, Safari à droite) :
screen)

print)

Voici quelques-unes des fonctions de ce navigateur, parfois nouvelles, parfois anciennes :
Pour le changement de version, l’équipe s’est fendue d’une nouvelle icône (en vignette de cet article) un peu plus jolie que la précédente (qui était déjà pas mal du tout).
Il aura fallu du temps, mais ça y est, ils sont là. Et, comme promis, ils ne sont pas comme les autres. Au lieu de simples onglets, ce sont carrément des miniatures des pages qui apparaissent (à la gauche de l’image). Gadget ? Pas tant que ça, en fait, surtout avec le notificateur de statut (petite croix verte ou point d’exclamation jaune). Vous pouvez passer en mode miniatures ou en mode ligne, plus traditionnel et qui prend moins de place (pratique quand vous avez beaucoup de fenêtres ouvertes, comme après avoir lancé le lecteur RSS – de quoi je parle ? Patience…)

Voici quelques-unes des options accessibles par la barre de menus : ![]()
Un lecteur RSS a été intégré. Ce n’est pas un logiciel complet : il ne fait que récupérer l’état des pages. Pour ce qui est de l’affichage, c’est la partie « navigateur » d’OmniWeb qui s’en charge. Mais c’est très pratique, cependant. Ainsi, quand je lance OmniWeb, il va automatiquement vérifier lesquels de mes signets ont été mis à jour et me le signale dans le Dock (à la manière de Mail.app). Par le menu contextuel du Dock, je peux alors lui demander d’ouvrir tout ou partie desdites nouvelles pages.
S’inscrire à un flux RSS est très simple : en bas à droite d’une page liée à un flux RSS, apparaît une icône vous proposant de vous inscrire . Pour le moment, OmniWeb supporte RSS (mais pas Atom).
La présentation de Tiger à la WWDC a dévoilé Safari RSS. Il est trop tôt pour comparer les deux services, mais n’oublions pas qu’OmniWeb a de fortes chances de sortir en version finale bien avant Tiger et qu’il offre apparemment beaucoup plus de nouvelles fonctionnalités que le nouveau Safari.
Les espaces de travail (traduction proposée pour workspaces) sont l’une des innovations d’OmniWeb. Quelque peu différents d’une session, il s’agit de préférences sur les pages que vous visitez. C’est parfait pour les routines.
Par exemple, j’ai coutume de démarrer la journée en visitant cinq sites. J’ouvre donc ces sites puis j’en prends une capture (snapshot) que je nomme routine. Dès lors, je peux me promener où je veux, même les quitter… Le lendemain, je n’aurais plus qu’à rouvrir l’espace de travail routine et toutes mes fenêtres seront à nouveau là, avec l’actualité du jour.
Bien sûr, vous pourriez faire quelque chose d’approchant avec un répertoire de signets, mais les espaces de travail mémorisent davantage de choses : la taille et la position des fenêtres (y compris la réduction dans le Dock), le nombre de fenêtres ouvertes, afin que vous ne soyez pas distrait par d’autres informations (toutes les fenêtres précédentes sont fermées en enregistrées dans un espace de travail temporaire)…
Il est à regretter que le contenu des pages elles-mêmes ne soit pas sauvegardé. Si vous n’avez pas de connexion Internet à ce moment-là, vous ne pouvez pas consulter hors ligne.
Efficace, OmniWeb peut reconnaître à la fois des pages en particulier, des tailles standards de pub ou même tout simplement refuser toutes les images ne provenant pas du site.Window > Save Window Size. Pour reprendre un entretien :
This is much better than Safari, as I don’t have to take care of automatic memorisation of the size (wich is more often annoying than anything else)
Exactly. That’s why we do it!
bookmarks://), ce qui permet de l’utiliser dans l’historique et de faire des aller-retour… Il en va de même pour l’aide. Je suppose qu’au niveau du code, c’est également plus propre puisque l’on n’a plus deux poids deux mesures, un pour les pages et un pour les fonctions internes.Notons pour finir que le manuel d’utilisation d’OmniWeb [PDF] est un modèle du genre : il ne contient que des informations utiles. Ça fait du bien de ne pas avoir un manuel vous expliquant ce qu’est le bouton droit de la souris ou comment entrer une adresse, mais qui au contraire se concentre sur ce que veulent vraiment savoir les gens. Là encore, on voit le savoir-faire d’OmniWeb et surtout la connaissance qu’ils ont de leur clientèle. OmniWeb est fait pour des utilisateurs avancés et le manuel le reflète, en allant droit à l’essentiel, sans fioriture (enfin, quelques petites notes d’humour parsèment le manuel, et c’est toujours plaisant). Pour illustrer la chose : le manuel d’OmniWeb est l’un des rares qui m’aient appris quelque chose !
Vous l’aurez compris, OmniWeb est désormais mon navigateur préféré. S’il plante, il récupère mes données, ou au moins mes adresses (vous pouvez toujours rêver avec Safari, surtout quand il se met en tête de supprimer l’historique après un redémarrage, sous prétexte que je n’ai pas éteint mon Mac depuis 9 jours). Je peux enfin organiser ma collection grandissante de signets (ce qui me permet de me rendre compte que j’ai du ménage à faire) et OmniWeb me mâche le travail en allant lui-même rapatrier les nouveautés.
Enfin, ce n’est pas vraiment une composante du logiciel, mais l’équipe de développement est extrêmement attentive et réactive. Avec BBEdit et MacJournal, l’équipe d’OmniWeb est la plus attentionnée que je connaisse. Encore bravo pour votre logiciel !
OmniWeb coûte 29,95 $ (9,95 $ pour la mise à jour). La version d’évaluation ne vous permet pas de changer la page de démarrage et se bloque au bout de 30 jours.
Commentaires récents
il y a 2 jours 15 heures
il y a 1 semaine 6 jours
il y a 1 semaine 6 jours
il y a 2 semaines 16 heures
il y a 3 semaines 3 jours
il y a 4 semaines 5 jours
il y a 4 semaines 6 jours
il y a 6 semaines 2 jours
il y a 6 semaines 3 jours
il y a 6 semaines 3 jours