Nouvel article sur MacDigit : EOS 300D, premières impressions

Les premiers pas dans la photographie. Attention, cet article n’apprendra rien à un photographe, même occasionnel.

Je l’ai fait ! Suivant les conseils de François Cunéo, je me suis acheté un appareil photo numérique. La vignette devrait vous donner des indices sur celui que j’ai choisi : le fameux Canon EOS 300D.

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un appareil photo numérique semi-professionnel au prix d’un grand public (à ce propos, je vous conseille, comme pour tout matériel coûteux, de l’acheter lors de vos prochaînes vacances hors Union Européenne pour profiter d’une détaxe souvent de 20 %, d’autant que la garantie est mondiale). Ou bien, pour citer Digital Photo Review : Canon has declared the EOS 300D to be the single most important consumer SLR since the AE1 in 1976. Just as the AE1 triggered an SLR revolution by being the world’s first camera with an embedded microcomputer, Canon believes the EOS 300D will be seen as the point in history when the SLR market shifted irrevocably to digital. En français et en simple : avec le EOS 300D, l’argentique est dépassé.

Je ne suis pas un photographe, pas même amateur. J’ai dû prendre une centaine de photos (surtout de vacances) dans toute ma vie. Mon achat est clairement surdimensionné à l’usage que je peux actuellement en faire, mais mon idée est de ne pas avoir à racheter un autre appareil quand je « monterais en grade » (vu l’irrégularité de mes rentrées d’argent, c’est une bonne idée).

Alors, voilà, je ne sais pas ce que ça va donner. Je ne suis pas assez fort en photographie pour parler des performances de l’appareil (ah ! si une chose quand même : pas d’yeux rouges et je n’ai pas même eu à activer la fonction anti-yeux rouges. Chapeau).

En revanche, je suis assez compétent en critique/rabat-joie/jamais content (rayer les mentions inutiles). Mais ça, vous devez commencer à le savoir…

Alors, voilà mes premières réactions sur l’EOS 300D :

Bons points

  • L’appareil redresse automatiquement les photos prises en format portrait (sauf pour la prévisualisation juste après la prise – il n’a pas alors eu le temps de tourner l’image. Ce redressement à 90° n’est pas une correction à la vue, c’est une réelle modification de l’image. Par conséquent, quand vous prenez des photos avec l’EOS 300D, vous n’aurez pas besoin de redresser à la main dans votre logiciel de catalogage toutes les photos prises en mode portrait Et-Ça-C’est-Bien™.

Mauvais points

  • l’appareil offre deux types d’enregistrements : du JPEG (différents niveaux) et le fichier brut (RAW). C’est bien, mais un mode de compression sans perte en plus, ce serait mieux. Par exemple, le format libre et performant PNG.
  • Connectique trop lente. Le Firewire (à 6 broches, histoire de pouvoir recharger l’appareil entre temps) serait bien meilleur.
  • à ce prix-là, Canon aurait pu inclure une carte compact Flash et un étui… L’acquisition de l’étui Canon EOS EH 16 (très bonne protection, mais difficile à utiliser) a occasionné un surcoût de 89 €.
  • L’étui :
    • il bloque l’accès au câble de transfert. Il faut donc démonter l’étui pour transférer les photos. Dans ces conditions, une connectique Bluetooth aurait été la bienvenue.
    • il est de mauvaise qualité : le lendemain même, il s’était dévissé pendant que je prenais des photos et j’en ai donc perdu une partie. Génial :-(
  • pas de mode vidéo, ce qui signifie aussi que je ne peux l’utiliser comme webcam. Bon, d’accord, ce n’est pas une fonction que veulent les photographes semi-pro qui sont la cible de ce produit. Cependant, j’aimerai bien que l’appareil-photo que j’ai acheté me permette cette fonction (bien sympathique dans certains cas – j’ai des preuves) que l’on trouve sur des compacts trois fois moins chers. Et puis, l’EOS 300D a bien une télécommande et il ne s’agit pas là d’une fonction plébiscitée par les semi-pros non plus. Bref, dommage…
  • la molette de navigation est trop dure pour un usage à une main. On voit que Canon ne fabrique pas des téléphones mobiles…
  • il manque une option de zoom sur l’écran LCD. Dommage, car avec tant de millions de pixels, ce serait vraiment utilisable.
  • Le mode rafale est lent. Mais peut-être suis-je trop influencé par Hollywood ou bien un vrai rafale est-il réservé aux appareils professionnels. Il ne fonctionne pas avec le flash, mais ça, c’est normal.
  • il ne semble pas possible de viser avec l’écran LCD. C’est vrai qu’avec un reflex, qui a donc son œilleton, c’est un peu inutile (la qualité de prévisualisation d’un œilleton est incomparablement supérieure à un écran LCD). Pourtant, il est des cas où j’étais dans un angle mort avec l’œilleton alors que si j’avais pu viser avec l’écran LCD, j’aurais pu prendre ma photo.
  • iPhoto a souvent du mal à le reconnaître. Il faut alors que je me livre à des acrobaties du genre changer d’onglet, éteindre et rallumer l’appareil… Mais rien ne dit que le fautif n’est pas iPhoto, logiciel largement en dessous des iApps (et même de certaines non iApps).

Pour le reste, c’est une machine superbe pour ce que je l’ai essayé. C’est même là son problème : quand on a goûté à ça, on veut aller plus loin (un autre avantage du reflex est de pouvoir changer les objectifs), prendre des photos de nuit (IR), grand angle ou téléobjectif…

Pour conclure, je ne ferais pas de recommandation parce que je ne m’estime pas suffisamment connaisseur pour le faire. Cependant, tous ceux qui s’y connaissent un peu mieux (des amis amateurs ou bien vendeurs à la FNAC ou même passionnés comme François Cunéo) ont confirmé mon impression : c’est une superbe machine à un prix extrêmement intéressant.

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