Nouvel article sur MacDigit : DJ David iz Pariza

Récit d’un journaliste qui s’improvise (avec succès) Disc Jockey avec iTunes.

Ce sont des jours comme ça qu’on est content d’avoir un Mac.

Depuis deux semaines, le très dynamique groupe de réception des étudiants ERASMUS de Ljubljana (Slovénie) a mis en place une soirée spéciale dans un bar (le Klub Gromski, si vous passez un jour dans la ville). Désormais, tous les mardis, ce sont les étudiants qui sont les disc-jockeys. Et devinez qui s’y colle ?

Soyons franc, je n’en menais pas large après avoir accepté ; je n’ai jamais jonglé avec les disques avant. Surtout quand le patron du bar nous a coincé entre six yeux (oui, on était deux DJ) pour nous dire que le précédent DJ avait été catastrophique et qu’on avait intérêt à assurer. Et pour ajouter à ce tableau pas très réconfortant, je n’avais ma musique (mp3 et AAC) que sur CD, sans bien sûr le nom des chansons. Bref, ça sentait le plan foireux.

Et puis vint le double jack. Et avec le double jack, la possibilité de brancher un ordinateur.

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je dégaine mon PowerBook et lance iTunes… Pour me rendre compte que je ne pourrais pas assurer une nuit entière si je dois chercher sur mes CD. Et c’est là que vient le deuxième effet Kisskool : importation des métadonnées à la lecture. Dès lors commence une course-poursuite entre la durée des chansons d’un côté (mon collègue m’aide beaucoup en passant quelques CD quand j’ai un trou) et, de l’autre, le lecteur de CD qui doit récupérer plusieurs gigas de musiques de l’autre, tout ça en même temps, bien sûr. Il me venait à l’esprit que je devais être l’un des rares DJ à importer ma musique au fur et à mesure que je la jouais… Mais au final, c’est bon, la bibliothèque est sur le dur. Et désormais, je peux trouver beaucoup plus vite ce que je cherche. Ça va pouvoir commencer pour de bon.

DJ a deux, c’est pas mal quand on commence, surtout quand on est tous les deux débutants. L’un choisit, l’autre confirme, on s’encourage, on rigole, on souffle, on s’organise : J’en ai trois pour 7 minutes, est-ce que tu peux trouver une transition sur ça ? <passage de casque, écoute attentive, hochement de tête>.

Excepté quelques impairs (appuis malencontreux sur la touche espace parce que bourré, déconnexion d’un câble avec le volume à fond…), on s’en est plutôt bien sortis. J’apprécie particulièrement la possibilité de faire des recherches à la volée (pendant que je tape), ça accélère d’autant le jonglage. Et puis les lectures en fondu, ça aide, même quand on peut faire des fondus manuels.

On a terminé vers 5 heures du matin avec Goodbye d’Archive et la promesse d’être accepté pour la prochaine fois.

Cependant, ne nous y trompons pas, il est indispensable de connaître ce que l’on a sur le disque, y compris le rythme. À ce sujet, j’aimerais bien un outil capable de calculer automatiquement les BPM. Enfin, il n’y a pas à dire, le mp3, c’est pas vraiment ça, surtout avec une simple sortie jack (je serais bien incapable de dire si le AAC était meilleur). Dites, monsieur Apple, ça ne vous dirait pas d’installer des vraies sorties audio (USB/audio converter) sur les ordinateurs préférés des musiciens ?

[Gromski], part 2

Il n’y a jamais eu de part 2 pour le Klub Gromski, pour des raisons logistiques. Cependant, j’ai trouvé une autre place où sévir, le Bailey’s Pub, puis après le Tramontana, pour ceux qui connaissent la ville.

Pour le second opus, j’ai tiré un peu plus parti des capacités d’iTunes :

  • Listes intelligentes. J’en utilisé deux :
    • une intitulée Français qui cherchait le mot Français dans les commentaires (l’objectif des soirées étant de jouer de la musique de son pays d’origine).
    • une intitulée Musique DJ avec les conditions suivantes :
      • Entre 1:00 et 4:30 mn
      • Genres interdits : musiques religieuses, musique pour enfants, livres audio, classique, humour
      • Ne pas se trouver dans l’album ¥ série TV ™
    • une intitulée À trier. Comme je récupère chaque semaine de la musique que je ne connais pas (ERASMUS, ça veut dire de la musique finlandaise, autrichienne, polonaise, espagnole…), c’est une excellente manière pour être sûr que je connais la musique (c’est le cas de le dire) :
      • La dernière lecture est antérieure à 2002 (j’aurais préféré pouvoir laisser le champ vide, mais ce n’est pas possible. M. Apple, encore quelque chose à améliorer.
      • Pas de livres audio (genre)
      • Divers artistes et album que je ne veux pas trier pour le moment (comme ma collection de musique de dessins animés et de séries TV)
      Il suffit que je pense à classer (0-5 étoiles) les morceaux avant leur fin et c’est bon, je peux connaître toute ma logithèque et affecter correctement les valeurs. Par ailleurs, pour noter la musique, deux raccourcis claviers aident beaucoup si vous êtes en train de faire autre chose sur votre ordinateur (ce qui a de fortes chances d’être le cas :  + l pour aller au morceau courant,  + i pour éditer les infos. Bien sûr, je ne lis pas cette liste en tâche de fond ou quand je ne suis pas là, uniquement quand je peux écouter relativement bien.
  • Création des listes à l’avance. Après de longues hésitations, je choisis de faire des minis-listes genre/tempo/situation plutôt qu’une grosse liste monolithique. Comme ça, je choisis en fonction de l’évolution de l’humeur, de ce que mon collègue a passé… À cet effet, la création de liste à partir de la sélection est bien utile.
  • Lecture partielle. La possibilité (clic-droit puis options, puis début et fin) de spécifier un début et une fin, très bien pour ne pas perdre le rythme. Il est dommage que ça ne puisse être fait sur la liste courante uniquement ; au contraire, c’est valable pour toute la bibliothèque (ce n’est pas écrit dans les étiquettes id3, cependant). Ainsi, si vous voulez utiliser un même morceau pour plusieurs usages, ce n’est pas vraiment facile.
  • Commentaires. J’ai déjà expliqué les avoir utilisés pour ma liste Français, mais je l’utilise aussi pour prendre des notes pendant la composition de la liste (voire pendant la lecture). Là encore, je suis obligé d’écrire en dur dans le fichier. Je préférerai de loin pouvoir écrire des commentaires uniquement pour la liste courante. Le champ commentaire est fait pour des détails genre « je ne suis pas sûr du titre », pas pour « essayer de trouver une transition après celle-là »…

iTunes, c’est bien ! Merci Apple pour permettre à un ignorant comme moi de s’improviser DJ.

L’inutile 4.5

Ceci est une mise à jour pour la sortie de la version 4.5 d’iTunes.

Au moment où je rédige ces lignes, je viens de télécharger et essayer iTunes 4.5. Cette version est décevante ; notamment, comme vous pouvez désormais le constater, le mix de soirée non seulement ne sert à rien (sa barre de sélection ombrée est jolie, notons) mais est même contre-productif (l’aléatoire n’a aucun sens dans un mix, on fait de la transition). Comme je n’aime pas me répéter, je vous invite à lire mon commentaire sur MacUpdate.

Le reste est à l’avenant :

  • Je n’ai pas réussi à lire mon fichier WMA. Quant à une éventuelle conversion, elle n’aurait aucun intérêt, les WMA (comme le AAC ou le mp3) étant un format final, destructif.
  • l’encodeur Apple sans perte (dont nous ne connaîtrons pas le nom et dont la dénomination est en anglais, ça ne fait pas sérieux) est une part de QuickTime, pas d’iTunes, si je ne m’abuse ? De plus, il nomme les fichiers sans perte .m4a, tout comme les fichiers AAC qui eux sont à perte. Si cela peut se justifier d’un point de vue technique (si le MPEG-4 Audio - m4a - a une fonction sans perte, c’est compréhensible que le fichier soit signalé comme m4a), c’est déplorable d’un point de vue fonctionnel : comment puis-je faire la différence entre un fichier sans perte (qui peut donc me servir pour graver des CD ou comme base pour de l’édition, de la conversion en un autre format ou tout simplement de l’archivage) et un avec perte (qui ne peut guère servir qu’à être joué) ? Ne me répondez pas la taille du fichier n’est pas la même, ça n’est pas fiable. Au pire pourrait-on jouer sur le débit, mais celui-là n’étant pas mentionné dans le Finder, ça ne m’aide pas… Je ne suis pas un partisan des métadonnées Mac, mais voilà bien un exemple de limitation de la seule extension de fichier.
  • seule rescapée, la fonction d’impression de jaquette est presque aussi inutile : si je veux un CD, je l’achète, sinon, je préfère de loin un disque dur
  • les autres nouveautés ne concernent que le marché américain
  • ou bien l’Apple Store. Et ne me dites pas ça arrive bientôt en Europe : l’ITMS ne m’intéresse pas, point. Peut-être cela changerait-il s’ils proposaient du Vorbis ou du sans perte (quitte à ce que ce soit l’Apple Lossless Encoder, tiens), mais en l’état actuel, je veux un logiciel de lecture musicale, pas une carte de crédit.

D’un autre côté, c’est gratuit et il n’y a aucune dégradation dans cette version (à moins de considérer l’inutile comme une dégradation). Il y a bien une petite amélioration, qui est la possibilité de cacher le mix de soirée et surtout le bouton radio, tellement gênant quand on n’est pas sur Internet et qu’il affiche un pop-up d’erreur (surtout que je ne l’utilise pas).

Téléchargez librement.


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