Ésotérisme

Navigation rapide

Nouveautés ➪

  1. Grands Étasuniens
  2. Neverwinter Nights

Bloc-notes ➪

Calendrier ➪

Ce texte est un message que j’ai posté sur la liste le 26 janvier 2001. Il résume ma manière de voir le terme de « vampire » et les problèmes qui y sont liés.


Vu la tension actuelle sur la liste, je ne sais pas trop comment mon message va être accueilli. Toujours est-il que je ne cherche à vexer personne : j’exprime simplement une opinion qui, me semble-t-il, est la plus raisonnable pour éviter nombre d’incompréhensions.

Je commencerai en disant que, de mon point de vue, tout le monde sur la liste est humain (du moins tous ceux que j’ai pu rencontrer). Ce n’est pas une insulte, c’est une constatation, et croyez-moi, je suis bien la première à regretter de me classer parmi l’humanité. Je n’ai pas de définition stricte de ce qu’est ou non un humain. Disons que deux points me font dire à coup sûr qu’une personne est humaine :

  1. si elle est biologiquement compatible avec ce que le consensus nomme l’humanité (c’est-à-dire qu’elle peut avoir des enfants, qui ne seront pas eux-mêmes intrinsèquement stériles),
  2. si elle est l’enfant de deux humains vérifiant le point numéro 1).

Évidemment, c’est extrêmement imparfait, ne prenant pas en compte tous les cas de stérilité naturelle, ne permettant pas de juger pour quelqu’un qui n’essaye même pas d’avoir des enfants, etc. Mais disons que c’est un début.

Revenons-en aux vampires : personnellement, je trouve une très mauvaise idée de nommer sans précaution « vampires » les sanguinaires ou les psi. Mon point de vue est pragmatique : qu’on le veuille ou non, une langue est définie par la majorité des gens qui l’emploient. Une minorité peut évidemment tenter de l’influencer (voir les efforts des féministes canadiennes, auxquelles je m’associe personnellement!), mais il faut bien être conscient que c’est nous qui sommes en « tort » par rapport au consensus. Si l’on veut faire bouger les choses, il ne faut pas l’oublier.

Or il se trouve que pour le monsieur tout-le-monde de l’immeuble d’à côté, un vampire est un être immortel disposant de pouvoirs défiant l’imagination, se nourrissant uniquement de sang humain et étant blessé par la lumière du soleil et les crucifix. On peut déplorer une telle définition, mais c’est un fait : quand on dit « vampire », c’est ce genre d’image qui se forme dans la tête de la personne d’en face.

Mon point de vue est donc qu’il faut éviter d’employer ce mot pour désigner les sanguinaires (déjà, je n’aime pas ce mot-là non plus, vu la connotation qu’il porte), les psi, et tous les « vampires humains » en général — ou alors, l’employer avec des pincettes. Combien de fois j’ai vu, sur des sites anglophones, des plaintes de vampires humains face au nombre d’adolescents en mal d’aventure qui demandaient à être « transformés », ou encore des apprentis psychologues se croyant très malins en accusant de mythomanie ces gens qui se prétendraient soi-disant immortels (alors qu’ils ne font qu’employer le mot « vampire » à leur sujet avec une autre définition)! Et évidemment, les vampires d’expliquer que l’interlocuteur n’a rien compris, que les vampires sont comme tout le monde sauf qu’ils ont besoin de sang ou d’énergie, etc. Bref, au fond tout le monde est d’accord, mais faute d’employer un vocabulaire commun, personne ne s’en rend compte.

À qui la faute, au fond ? À celui qui utilise le mot dans la définition globalement acceptée, ou à celui qui voudrait que sa définition personnelle soit universelle, mais sans avoir à l’expliquer ? Ne faudrait-il pas au contraire faire preuve d’un peu plus de didactisme ? Le premier pas pour tenter de se faire accepter par la société, avec ses différences (que je ne nie pas !), ne serait-il pas justement de faire très attention au vocabulaire employé ? Sauf que je soupçonne que certains parmi les vampires humains, à défaut de tous, aiment justement jouer avec la confusion qu’induit le terme de « vampire » dans l’esprit du « grand public » Mais qu’alors, ils n’aillent pas se plaindre des conséquences!

Maintenant, concrètement, quelle solution est-ce que je propose ? Une idée serait d’abandonner purement et simplement le mot « vampire » et en inventer un autre de toute pièces, qui n’ait aucune connotation particulière dans l’esprit de monsieur tout-le-monde. Par contre, je n’ai rien de particulier à proposer de ce côté-là.(Am Krieytaz propose energy-hungerer. NdW)

Autrement, on peut aussi garder « vampire » avec une définition plus large (il faudrait déjà se mettre d’accord entre nous), et faire évoluer les mentalités pour que ce soit admis. Mais dans ce cas, il ne faut jamais oublier que cette définition ne va pas (encore) de soi. Au lieu de monter sur ses grands chevaux ou de se lamenter dès que quelqu’un d’extérieur au milieu fait la confusion, il faut lui expliquer calmement et clairement que c’est une simple question de définitions, que l’on fait une généralisation du mot que lui emploie. Par exemple, au lieu de dire « Tu ne comprends rien, les vampires sont des gens comme tout le monde! », il faut expliquer « Ce que j’appelle (nous appelons) « vampire » n’a pas grand chose à voir avec l’image que donnent les livres et le cinéma. En fait, nous sommes d’accord, mais nous ne donnons simplement pas aux mots la même signification. », et embrayer sur une explication du phénomène vampirique.

Après tout, tout cela n’est qu’un problème de vocabulaire, pas de fond. Je me répète, mais il ne faut jamais oublier ce point. Et si quelqu’un devait détenir la vérité absolue sur la définition d’un mot, ce serait l’Académie Française, et personnellement, je me passe volontiers de leurs cédés ronds !(cédéroms en vérité. NdW)

Bonne nuit à tous, vampires ou non, quelle que soit la définition,

Laura

Retour à la page sur les vampires d’Empyrée.

Dernière modification le 4 février 2001.

Contact • Mise à jour : 15-oct-04 Optimisé pour tous les navigateursXHTML 1.1 & CSS 2 valides